Une pratique de recherche appliquée en sciences sociales

Travaux en cours

grvs

Sommaire

1. Expérimentation du Good Behavior Game (GBG) : essai pilote et adaptation pour la France d’un programme de prévention fondé sur des preuves scientifiques – Partenariats : Agence Santé Publique France, Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARS PACA), Services départementaux de l’Education Nationale des Alpes-Maritimes (SDEN06), American Institutes for Research (AIR), Villes de Valbonne Sophia Antipolis, Vallauris et Nice.

2. Etude qualitative « CAARUD, CSAPA hors les murs » : partenariat avec la Fédération Addiction et la Direction Générale de la Santé (ministère des Affaires sociales et de la Santé)

3. Manuel pour l’amélioration du dépistage et de la prise en charge des hépatites virales et du VIH en CSAPA et CAARUD : partenariat avec le RESPADD, la Fédération Addiction et la Direction Générale de la Santé (ministère des Affaires sociales et de la Santé)

 

Expérimentation du Good Behavior Game (GBG) : essai pilote et adaptation pour la France d’un programme de prévention fondé sur des preuves scientifiques – Partenariats : Agence Santé Publique France, Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARS PACA), Services départementaux de l’Education Nationale des Alpes-Maritimes (SDEN06), American Institutes for Research (AIR), Villes de Valbonne Sophia Antipolis, Vallauris et Nice.

Le GBG est un programme de développement des compétences psychosociales destiné aux enfants de l’école primaire et fondé sur des preuves scientifiques. Les résultats de long terme sont démontrés par plusieurs études internationales qui ont suivi des enfants bénéficiaires jusqu’au début de l’âge adulte (19-21 ans), en les comparant à des groupes contrôles (enfants suivant un programme scolaire standard) : il faut mentionner entre autres résultats la réduction significative des conduites addictives avec l’alcool et les drogues illicites, du tabagisme régulier, des conduites délinquantes et de l’incarcération pour comportement violent et agressif, du recours aux services sociaux et sanitaires, et des tentatives de suicide. Initialement conçu par un enseignant pour améliorer la gestion du comportement en classe, GBG a également des effets immédiats sur le comportement des enfants, qui pacifient le climat scolaire, améliorent les apprentissages et favorisent le bien-être des enfants comme des enseignants.

Le GBG est atypique car après une phase consacrée à sa mise en place (formation des enseignants puis organisation dans la classe), il ne nécessite pas de temps dédié car la stratégie est mise en place pendant que les enfants travaillent sur leurs activités scolaires habituelles.

Le développement du programme est porté au niveau mondial par l’AIR (American Institutes for Research), qui assure un transfert de compétences vers GRVS pour la formation des enseignants, la formation des chargés du programme, le suivi et l’évaluation de l’implantation et de l’adaptation.

Une première année d’expérimentation en collaboration avec l’équipe pédagogique de l’école de Garbejaire à Valbonne Sophia Antipolis en 2015-2016 a produit les effets attendus : investissement des enseignants et progrès des élèves (voir une partie des résultats d’évaluation dans le diaporama joint). La deuxième année de l’essai pilote comprend : la poursuite du programme dans l’école de Garbejaire (le GBG est désormais inscrit dans le projet d’école), ainsi que l’implantation du programme sur deux nouveaux sites scolaires : l’école de Langevin II à Vallauris, et l’école René Arziari à Nice.

 Telecharger le diaporama

Consulter l'article sur le site des Services Départementaux de l'Education Nationale des Alpes-Maritimes:
http://www2.ac-nice.fr/cid97379/le-jeu-du-bon-comportement-a-l-ecole-de-garbejaire-pour-prevenir-tres-tot-les-risques-addictifs.html




Etude qualitative « CAARUD, CSAPA hors les murs » : partenariat avec la Fédération Addiction et la Direction Générale de la Santé (ministère des Affaires sociales et de la Santé)

Les actions dites « hors les murs », menées par les CAARUD et les CSAPA développent l’accessibilité géographique et sociale du dispositif spécialisé, en ouvrant l’accès aux soins en milieu rural et semi-rural d’une part, et en allant vers les personnes marginalisées et éloignées du soin d’autre part.

Des initiatives innovantes d’actions hors les murs, destinées à mieux prendre en charge les conduites addictives sont conduites localement sur le territoire français. Leur processus d’implantation et leurs résultats méritent une attention particulière, pour envisager leur caractère transposable sur d’autres territoires de proximité. Mutualiser l’expérience autour des actions déjà existantes peut faciliter l’action des professionnels exerçant en CAARUD et en CSAPA, en les incitant à développer des actions hors les murs sur la base de l’expérience déjà acquise par leurs homologues.

Cette préoccupation d’amélioration de la couverture territoriale en termes d’accès aux soins d’addictologie répond aux préconisations du plan gouvernemental de la MILDECA 2013-2017 (action 31 : renforcer l’accessibilité géographique et sociale), qui indiquent la nécessité de développer des dispositifs mobiles portés par les CAARUD, notamment en milieu rural, mais aussi de favoriser le déploiement des antennes et des consultations avancées de CSAPA, comme de renforcer l’accessibilité au traitement par méthadone.

Le projet a pour objectif général d’effectuer un état des lieux concernant les actions hors les murs déjà conduites par les CAARUD et les CSAPA et de permettre un transfert de connaissances et de compétences envers les autres professionnels du dispositif spécialisé.

Cinq objectifs opérationnels doivent permettre d’atteindre ce but :

  . Identifier les actions « hors les murs » existantes des CAARUD et des CSAPA (hors consultations avancées de CJC), pouvant être transposables dans d’autres structures
  . Déterminer des actions remarquables selon leur organisation et le service rendu, notamment en milieu rural et semi-rural
  . Décrire et analyser ces actions hors les murs au regard de leurs objectifs et de leur pertinence sur un territoire donné
  . Identifier les leviers et les freins
  . Produire un guide pour les professionnels du dispositif spécialisé



Manuel pour l’amélioration du dépistage et de la prise en charge des hépatites virales et du VIH en CSAPA et CAARUD : partenariat avec le RESPADD, la Fédération Addiction et la Direction Générale de la Santé (ministère des Affaires sociales et de la Santé)

Les populations prises en charge par les CSAPA et les CAARUD présentent une prévalence élevée d’hépatites virales et de VIH. Les révolutions technologiques en cours (TROD, Fibroscan, antiviraux) ont fait l’objet dans certaines équipes d’adaptation de leurs pratiques professionnelles, améliorant le dépistage et la prise en charge, notamment chez les usagers les plus éloignés du soin, qu’il s’agisse de personnes ignorantes de leur pathologie ou de personnes dépistées mais non suivies et non traitées.

Ces expériences innovantes issues de la pratique de terrain méritent d’être examinées afin de mutualiser l’expérience des professionnels du dispositif spécialisé et de diffuser celles qui peuvent être transposées. Cette préoccupation pour l’amélioration du dépistage et de la prise en charge des hépatites virales et du VIH dans les CSAPÄ et les CAARUD répond aux préconisations du plan gouvernemental de la MILDECA 2013-2017 (action 37 : accompagner et prendre en charge), qui soulignent la nécessité de faciliter l’accès au dépistage et d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des fibroses hépatiques liées à une infection par le virus de l’hépatite C.
Le projet a pour objectif général d’effectuer un état des lieux concernant les actions innovantes permettant d’améliorer le dépistage et la prise en charge des hépatites virales et du VIH chez les usagers des CAARUD et des CSAPA et de permettre un transfert de connaissances et de compétences envers les autres professionnels du dispositif spécialisé.

Quatre objectifs opérationnels doivent permettre d’atteindre ce but :
 . Identifier les pratiques professionnelles permettant de faciliter l’accessibilité des usagers éloignés du soin aux nouveaux outils de dépistage, de suivi et de traitement (TROD, Fibroscan, antiviraux)
 . Décrire et analyser ces pratiques du point de vue de leur organisation, des moyens nécessaires et du service rendu
 . Identifier les leviers et les freins
 . Produire un guide pour les professionnels du dispositif spécialisé