Diagnostics territoriaux et Plans locaux de santé publique

Diagnostics territoriaux

Reynaud-Maurupt C, Deront L, Diagnostic socio-sanitaire à Valbonne Sophia Antipolis. Note d’opportunité pour la mise en œuvre d’une Maison Régionale de Santé, rapport pour le Conseil Régional PACA et la Ville de Valbonne Sophia Antipolis, 2013, 55 pages.

Ce diagnostic socio-sanitaire réalisé à Valbonne Sophia Antipolis pour estimer l’intérêt et la faisabilité de mettre en oeuvre un dispositif de Maison Régionale de Santé a été réalisé conjointement par le GRVS et l’Atelier Santé Ville de Valbonne Sophia-Antipolis, avec l’appui de l’Observatoire Régional de la Santé (ORS PACA) et du Comité Régional pour la Santé (CRES PACA).
Un état des lieux de la situation sociale et sanitaire et une démarche de concertation auprès des professionnels de santé libéraux exerçant dans la commune s’attache à déterminer le cadre d’un projet de santé territorial qui s’appuie sur les besoins socio-sanitaires spécifiques des habitants. Cette étude de faisabilité a permis de déterminer dans quelle mesure le projet de santé de la commune de Valbonne Sophia Antipolis peut s’articuler autour de la création d’une Maison Régionale de Santé et quels en sont les axes prioritaires, tant du point de vue thématique que du point de vue organisationnel. La réduction des inégalités sociales de santé et la mobilisation des professionnels de santé libéraux autour d’un projet territorial de santé constituent les principaux fils rouges de cette investigation.

Reynaud-Maurupt C, Diagnostic territorial Addictions chez les jeunes de la commune de Carros, rapport pour PariMix’Cité, 2013, 105 pages.

Ce diagnostic territorial ciblé sur les conduites addictives chez les jeunes de moins de 20 ans concerne la commune de Carros, dans les Alpes-Maritimes. Il a été confié au GRVS par l’association Pari’MixCité. Il a pour objectif de réaliser une analyse de situation permettant de décrire l’expérimentation et les conduites d’usage de produits psychoactifs dans cette population, et de proposer des pistes de travail pour améliorer la prévention des conduites addictives sur le territoire. L’enquête s’appuie sur une étude quantitative par questionnaire conduite auprès des élèves de 3e du collège Paul Langevin de Carros, ainsi que sur une enquête qualitative auprès des professionnels de première ligne (Centre social, Prévention spécialisée, Mission locale, Animation périscolaire, Police municipale). En ce qui concerne les pratiques de consommation des produits psychoactifs, la situation de Carros reste dans les normes observées à l’échelon national. Notamment, les jeunes qui vivent dans le quartier CUCS de Carros Ville ne consomment pas plus que les autres, habitant dans des quartiers plus résidentiels. Le tissu particulièrement dense de l’offre socio-éducative explique le fait que cette problématique soit relativement contenue, ce qui conduit avant tout à préconiser de ne pas relâcher l’encadrement déjà existant, qui visiblement est opérant. Pour Carros, il reste à mettre en place une réelle articulation avec les professionnels de la prévention sanitaire et du soin. L’analyse fait cependant apparaître des besoins spécifiques en termes d’actions auprès des jeunes et de leurs parents. La commune de Carros ne souhaite pas diffuser ce rapport pour l’instant, le temps de traduire les besoins repérés dans l’enquête en stratégies opérationnelles.

Reynaud-Maurupt C, Deront L, Etude de faisabilité pour la mise en place et l’organisation du dispositif valbonnais de prévention et de prise en charge de la souffrance psychique, GRVS pour la Ville de Valbonne, 2013, 80 pages

Le GRVS et l’Atelier Santé Ville de Valbonne ont réalisé une étude de faisabilité permettant de mettre en place et d’organiser un dispositif territorial de prévention et de prise en charge de la souffrance psychique pour la commune de Valbonne. Le travail avait plusieurs objectifs : réaliser un état des lieux des ressources existantes, décrire les besoins et les attentes des Valbonnais et les mettre en perspective avec l’offre de services, analyser les dysfonctionnements éventuels, et enfin concevoir les modalités d’organisation les plus adéquates entre les structures spécialisées, les structures de première ligne et les professionnels libéraux pour répondre aux besoins des habitants. La méthode est une approche qualitative basée sur la concertation : groupes focaux avec les professionnels du champ sanitaire (structures spécialisées et professionnels libéraux), ainsi qu’avec les professionnels du champ social, du champ éducatif et du secours d’urgence, comme avec des représentants associatifs qui ont une connaissance fine des difficultés connues par les habitants sur le plan de la santé psychique. L’analyse met en valeur le besoin d’interconnaissance des acteurs professionnels sur le territoire, la nécessité de mettre en place des concertations transdisciplinaires sur les cas problématiques et lors des situations de crise, le besoin de ressources mobilisables 24H/24H, l’importance de mieux prendre en compte les besoins des jeunes, mais aussi des personnes âgées, handicapées et isolées. L’analyse met aussi l’accent sur l’intérêt de développer les stratégies de prévention, notamment en ce qui concerne les dysfonctions alimentaires et la maltraitance. Le projet de conception du Dispositif souffrance psychique prend en compte cette analyse de situation et a également l’ambition de favoriser une meilleure lisibilité de l’offre de prévention et de prise en charge. Il s’appuie principalement sur la constitution d’un Réseau santé mentale qui réunit les acteurs du champ sanitaire et les acteurs du champ socio-éducatif, dont l’organisation logistique est assurée par l’Atelier Santé Ville. Trois structures hospitalières assurent le rôle de structures médicales expertes : le CMP Adultes [Centre médico-psychologique], le CSAPA [Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie], et le CMP Enfants et adolescents. Quatre objectifs circonscrivent les attentes envers ce réseau : préconisations sur les conduites à tenir, collaborations pour mettre en oeuvre des stratégies de prise en charge concertées, retour d’informations mutuel sur les ruptures de prise en charge thérapeutique et sociale, mutualisation des ressources pour une meilleure prise en charge médicale, sociale et éducative. Tout l’intérêt de ce diagnostic est d’avoir pu définir une organisation partenariale qui s’adapte aux spécificités du territoire de Valbonne et de ses habitants.

Reynaud-Maurupt C, Diagnostic Local de Santé pour la commune de Cagnes-sur-Mer, GRVS pour la Direction de la Politique de la Ville et de la Cohésion Sociale de Nice Côte d’Azur, 2012, 111 pages.

Ce Diagnostic Local de Santé s’appuie sur une méthode de sciences sociales et sur une démarche d’analyse de situation donnant lieu à concertation et propre à fonder un processus de programmation de santé. Dans cette perspective, le Diagnostic Santé s’intéresse aux aspects sanitaires, mais aussi aux aspects économiques, éducatifs et sociaux qui ont un impact sur la santé de la population. Son but est d’améliorer la connaissance de la situation socio-sanitaire des habitants de Cagnes-sur-Mer, de recenser précisément les ressources sociales et sanitaires locales, et de rendre compte de l’expertise collective des professionnels du champ socio-sanitaire et des représentants des habitants. Ce travail finalisé a permis de produire des préconisations pour la conception du Plan Local de Santé Publique.

Reynaud-Maurupt C, Diagnostic Local de Santé pour la commune de Grasse. Etat des lieux social et sanitaire, Expertise des professionnels du champ socio-sanitaire et des représentants des habitants, Préconisations pour la mise en place du Plan Local de Santé Publique 2012-2015, 2011, 89 pages.

L’Atelier Santé Ville de la commune de Grasse s’est attaché les services du GRVS pour réaliser un Diagnostic Local de Santé susceptible d’orienter la conception du futur Plan Local de Santé Publique. Le Diagnostic Local de Santé s’appuie sur une méthode de sciences sociales et sur une démarche d’analyse de situation donnant lieu à concertation et propre à fonder un processus de programmation de santé.
Dans cette perspective, le Diagnostic Santé s’intéresse aux aspects sanitaires, mais aussi aux aspects économiques, éducatifs et sociaux qui ont un impact sur la santé de la population.  Ce Diagnostic Local de Santé est construit à partir de trois objectifs principaux.
– Améliorer la connaissance de la situation socio-sanitaire grassoise.
– Recenser précisément les ressources locales, pour identifier celles qui sont susceptibles d’être mobilisées pour l’action, mais également de repérer les manques.
– Rendre compte de l’expertise collective des professionnels du champ socio-sanitaire et des représentants des habitants.
Ce rapport qui rend compte du Diagnostic Local de Santé pour la commune de Grasse comprend trois parties.
– L’état des lieux au moment de l’élaboration du diagnostic (février – mai 2011), c’est-à-dire les données statistiques économiques et sociales de cadrage qui permettent de mieux connaître la population de la commune, ainsi que le point sur les ressources existantes en termes de prévention, d’accompagnement et de prise en charge.
– Le compte-rendu de l’expertise des professionnels et des représentants des habitants, qui aborde les problématiques sensibles pour la santé publique à Grasse, ainsi que leurs préconisations pour améliorer la prévention, l’accompagnement et la prise en charge dans le champ socio-sanitaire. Les données relatives à l’expertise des professionnels ont été recueillies grâce à la mise en œuvre de trois groupes focaux.
– Une proposition pour l’élaboration du Plan Local de Santé Publique 2012-2015.

Diagnostic Local de Santé pour l’Atelier Santé Ville de la commune de Valbonne. Préconisations pour la mise en place du Plan Local de Santé Publique, GRVS pour la ville de Valbonne Sophia Antipolis, 2010, 44 pages.

L’Atelier Santé Ville de la commune de Valbonne s’est attaché les services du GRVS pour réaliser un Diagnostic Local de Santé susceptible d’orienter la conception du futur Plan Local de Santé Publique. Le Diagnostic Local de Santé s’appuie sur une méthode de sciences sociales et sur une démarche d’analyse de situation donnant lieu à concertation et propre à fonder un processus de programmation de santé (technique des groupes focaux utilisée pour recueillir l’expertise des professionnels du champ socio sanitaire et des représentants des habitants). Dans cette perspective, le Diagnostic Santé s’intéresse aux aspects sanitaires, mais aussi aux aspects économiques, éducatifs et sociaux qui ont un impact sur la santé de la population.  Ce Diagnostic Local de Santé est construit à partir de trois objectifs principaux.
– Améliorer la connaissance de la situation socio-sanitaire à Valbonne.
– Recenser précisément les ressources locales, pour identifier celles qui sont susceptibles d’être mobilisées pour l’action, mais également de repérer les manques.
– Rendre compte de l’expertise collective des professionnels du champ socio-sanitaire et des représentants des habitants.
Le rapport recense les ressources locales, rend compte de l’expertise des professionnels et des habitants sur les besoin de la population en matière de santé, et propose un canevas pour la conception du futur Plan Local de Santé Publique

Reynaud-Maurupt C, Diagnostic conduites à risques en milieu scolaire : enquête dans cinq collèges des Alpes-Maritimes, GRVS pour la Mutualité Française PACA, 2010, 55 pages.

Le programme pilote  » Prévention Pérenne Pluridisciplinaire  » du  » Bus Santé Jeunes Info Drogues  » de la Mutualité Française PACA et du Conseil Général des Alpes-Maritimes s’appuie sur un Diagnostic Conduites à risques conduit auprès des élèves des établissements scolaires, pour adapter le contenu des sessions de prévention aux pratiques effectives et aux questionnements des élèves.
L’objectif génèral de l’étude est de décrire les pratiques à risques et les conduites addictives chez les jeunes scolarisés en classe de quatrième dans 5 collèges de Nice et sa couronne, et de fournir des clés de compréhension de leurs conduites.  Ces cinq établissements devraient permettre de dresser une photographie intéressante des pratiques effectives des jeunes niçois, en rassemblant deux collèges du Littoral, deux collèges du Moyen pays, et un collège du Haut pays.
L’objectif opératoire de l’étude est de fournir un bilan relatif aux pratiques à risques et aux conduites addictives de ces jeunes, pour adapter la prévention aux réalités concrètes des pratiques locales. En effet, le discours de prévention a un impact différent selon les pratiques effectives des récepteurs, et la connaissance des pratiques permet d’augmenter son efficacité (on n’emploie pas des arguments similaires et on ne se positionne pas de la même manière face à des groupes de novices et des groupes d’usagers réguliers). Ce diagnostic local des conduites addictives chez les jeunes devrait d’autre part permettre aux professionnels locaux (professionnels de l’éducation et de la prévention) de mieux cerner la situation de leurs jeunes vis-à-vis des conduites addictives, de renforcer l’activité des acteurs de prévention auprès des publics, et de promouvoir auprès d’eux les ressources disponibles en cas de situations problématiques.
Toutes les classes de quatrième des cinq établissements ont été sollicitées pour répondre à l’enquête. Un total de 702 questionnaires a été recueilli, et 699 questionnaires ont été conservés pour l’analyse. Les données ont été recueillies en novembre et décembre 2009.
Ce diagnostic a permis de contribuer d’un point de vue pragmatique au programme de prévention de la Mutualité française PACA et du Bus Santé Jeunes Info Drogues du Conseil Général des Alpes-Maritimes en produisant un argumentaire en mesure d’orienter efficacement la prévention auprès d’eux.

Reynaud-Maurupt C, Enquête en milieu festif à Nice : un diagnostic conduites à risques pour l’adaptation des programmes de prévention, GRVS pour la Mutualité Française Alpes Maritimes, 2007, 70 pages.

La politique de réduction des risques à l’attention des usagers de drogues actifs a fait ses preuves en milieu festif techno (rave party, free party, teknival, festival), et son expérience mériterait d’être étendue à d’autres milieux de consommateurs de substances susceptibles de provoquer des dommages. La nécessité de promouvoir la prévention et la réduction des risques et des dommages auprès du plus grand nombre d’usagers actifs implique de se donner les moyens de réfléchir aux meilleures façons d’aborder le milieu festif institutionnel, dont les caractéristiques et la population sont différentes de celles qui fréquentent le milieu dit Alternatif. Le discours préventif et les outils de communication doivent s’adapter à cette réalité sociale différente.
Trois lignes directrices constituent la trame de ce diagnostic :
. Décrire et mieux connaître les usagers de drogues actifs qui fréquentent l’espace festif Electro ‘institutionnel’ (qui a pignon sur rue)
. Décrire et mieux connaître le positionnement des responsables des lieux festifs vis – à – vis de la prévention et de la réduction des risques et des dommages liés aux drogues
. Recenser les attentes en termes de prévention du point de vue des consommateurs et du point de vue des responsables des lieux festifs et estimer la faisabilité.
Les données utilisées sont constitués d’une phase ethnographique et de rencontre d’informateurs clés, de questionnaires recueillis auprès des usagers de l’espace festif (n = 200), et d’entretiens conduits auprès des responsables des lieux festifs.

  • une phase de recueil de données d’observation auprès d’informateurs-clés.
  • une phase de recueil de données quantitatives (questionnaires) auprès des usagers de l’espace festif.
  • une phase de recueil de données qualitatives (entretiens) auprès des responsables des lieux festifs.

Ce diagnostic a permis de proposer des éléments de réflexion à partir d’éléments descriptifs pour adapter concrètement la prévention déjà conduite en milieu alternatif à l’espace festif visé, soit l’espace commercial (boîtes de nuit Electro) et augmenter son efficacité.

Reynaud-Maurupt C, Diagnostic conduites à risques : les conduites à risques chez les jeunes de la commune de Valbonne Sophia Antipolis, GRVS pour la ville de Valbonne Sophia Antipolis, 2006, 73 pages.

L’objectif général de l’étude est de décrire les conduites addictives chez les jeunes de 13 à 20 ans dans la commune de Valbonne Sophia Antipolis, et de fournir des clés de compréhension locales de leurs conduites (facteurs associés aux établissements d’enseignement secondaire, facteurs liés aux quartiers d’habitation…). L’objectif opératoire est de fournir un bilan relatif aux conduites addictives des jeunes sur la commune, pour adapter la prévention aux réalités concrètes des pratiques locales. Le résultat attendu de ce diagnostic local est de contribuer d’un point de vue pragmatique au programme de prévention en éclairant la commune sur la situation des jeunes, en regroupant les informations déjà connues, et en produisant un argumentaire en mesure d’orienter efficacement la prévention auprès d’eux.
Deux types d’informations ont été récoltés. Une enquête quantitative, à partir d’un questionnaire, a été réalisée auprès de 308 élèves scolarisés sur la commune (un lycée et deux collèges), ainsi qu’une enquête qualitative, à partir d’entretiens approfondis, avec des professionnels de première ligne (prévention spécialisée, aide à la recherche d’emploi pour les jeunes, médecins, …).
Les spécificités de la commune conduisent à préconiser des actions de proximité, qui impliquent :
. la mise en œuvre d’un programme de prévention systématisé dans les établissements scolaires d’enseignement secondaire de la commune,
. le maintien du dispositif déjà en place en termes d’animation, d’aide à l’insertion sociale et professionnelle, de contacts de première ligne (‘aller vers’),
. l’harmonisation de ce dispositif sur le territoire de la commune,
. ainsi que le renforcement du dispositif déjà en place pour la prévention en milieu festif.
D’autre part, l’idéal serait de mettre en place un lieu ressource ‘neutre’, à l’attention des jeunes jusqu’à 25 ans environ, qui proposerait de l’information et de la prévention (sexualité, conduites addictives, sécurité routière), un soutien psychologique d’urgence, et des activités de type produit d’appel.
Cependant, au vu de la densité du réseau socio sanitaire qui couvre la commune de Valbonne et l’implication de ses intervenants, le seul besoin qui peut être qualifié d’essentiel est l’ouverture d’un poste de psychologue spécialisé sur le sujet des adolescents et formé aux problématiques des conduites addictives. Cette personne aurait pour caractéristique première d’être mobilisable dans l’urgence par les intervenants du réseau socio sanitaire comme par les jeunes eux-mêmes et, dans le cadre d’une solution peu onéreuse et rapidement concrète, pourrait être intégrée à une structure déjà existante qui a un fort pouvoir attractif sur les jeunes.

Plans Locaux de Santé Publique

Reynaud-Maurupt C, « Plan Local de Santé Publique 2012-2015 », GRVS pour la ville de Grasse, 2012, 48 pages.

Depuis 2010, l’Agence Régionale de Santé (ARS) incite les Atelier Santé Ville à produire un Plan Local de Santé Publique (PLSP) d’une durée de 3 à 5 ans. L’Atelier Santé Ville de Grasse s’est attaché les services du GRVS pour réaliser ce Plan Grassois de Santé à partir d’une méthode de sciences sociales. Ce plan a vocation à prioriser les actions locales au regard des besoins effectifs de la population et à pérenniser les financements afférents sur la durée du Plan. Un Plan Local de Santé Publique a notamment pour fil directeur de réduire les inégalités de santé liées aux conditions d’existence et aux difficultés sociales et économiques. A ce titre, il faut souligner que deux secteurs de Grasse sont classés comme zone prioritaire par le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) : le secteur Grasse Nord (Le Centre historique, le quartier de la Gare- classé priorité 1) et le secteur Grasse Sud (Les Fleurs de Grasse et le Plan).
Le Plan Local de Santé Publique fixe la politique communale de santé mais a également pour vocation de servir de feuille de route à l’ensemble des partenaires investis dans le champ socio sanitaire sur le territoire communal.
Dans le but de proposer les grands axes et les actions prioritaires pour ce Plan de Santé Publique Grassois, l’Atelier Santé Ville a réalisé en 2011 un Diagnostic local de santé (DLS), qui confronte un état des lieux des données sanitaires et sociales disponibles avec une expertise partagée par les professionnels des champs sanitaire, social et éducatif et des représentants des habitants.
La politique santé de la ville de Grasse est largement engagée depuis le début des années 2000, aussi le Plan de Santé Publique Grassois s’attache prioritairement à maintenir l’existant, mais également à engager de nouvelles actions sur la base des éléments issus du diagnostic partagé par les professionnels et les habitants de Grasse.
Cinq thématiques prioritaires pour améliorer la santé publique sur le territoire communal ont été mises en évidence auxquelles correspondent les actions à maintenir, à renforcer ou à créer :

  • Le renforcement des actions de prévention et d’éducation
  • L’amélioration de l’accès aux soins
  • L’accompagnement social et sanitaire global et l’animation du réseau socio-sanitaire
  • La réduction des effets négatifs de la précarité sur la santé
  • La réduction des effets négatifs de l’isolement social sur la santé

Reynaud-Maurupt C, Plan Local de Santé Publique 2011-2014, GRVS pour la ville de Valbonne Sophia Antipolis, 2011, 29 pages.

Depuis 2010, l’Agence Régionale de Santé (ARS) incite les Atelier Santé Ville à produire un Plan Local de Santé Publique (PLSP) d’une durée de 3 à 5 ans. L’Atelier Santé Ville de Valbonne s’est attaché les services du GRVS pour réaliser ce Plan Valbonnais de Santé à partir d’une méthode de sciences sociales. Ce plan a vocation à prioriser les actions locales au regard des besoins effectifs de la population et de pérenniser les financements afférents sur la durée du Plan. Un Plan Local de Santé Publique a notamment pour fil directeur de réduire les inégalités de santé liées aux conditions d’existence et aux difficultés sociales et économiques. A ce titre, il faut souligner que le quartier de Garbejaïre est classé comme zone prioritaire par le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS).
Quatre thématiques prioritaires se sont dégagées du Diagnostic Local de Santé qui a procédé la rédaction du Plan et a donné lieu à concertation avec les professionnels des champs sanitaire, social et éducatif.
. L’accès aux droits et aux soins, l’information sur les droits à la santé
. La prévention et la prise en charge de la souffrance psychique
. La prévention des conduites addictives et des conduites à risques
. La promotion de l’hygiène de vie et l’éducation à la santé.
Deux actions supports transversales sont également mises en valeur dans ce Plan de programmation des actions de santé :
. Impulser une meilleure dynamique de travail en réseau
. Inciter à l’évaluation des dispositifs.